A Saint Denis de Gastines - 1914-1918

Le 25 septembre 1914, un hôpital militaire est créé à l'hôtel Chesnay, de 20 lits, les premiers blessés arrivent du front, en ambulance, les sœurs religieuses de la Charité procurent les soins. Dès le début, de la guerre, le besoin en chevaux se fait ressentir, l'armée est très peu motorisée, les déplacements se font principalement au pas de marche ou par train. Saint Denis de Gastines dispose d'un marché aux chevaux très important (Place bellevue), reconnu régionalement, l'armée réquisitionne les équidés qu'elle envoie sur le front par wagons de la gare communale. Dans son rôle offensif sur le champ de bataille, le cheval disparaît presque complètement, mais sa présence reste significative tout au long de la guerre, et environ huit millions participent au conflit. Son emploi se cantonne à la logistique, car il présente l'avantage d'être utilisable sur les terrains accidentés ou boueux, inaccessibles aux véhicules motorisés, et ne consomme pas de carburant alors que les besoins en charbon, essence et gaz dépassent largement la production. Les montures servent également dans la reconnaissance, tractent les ambulances et transportent du matériel et des messagers. Les deux marchés aux bestiaux (bœufs et porcs) permettent eux aussi le ravitaillement des armées par l'intermédiaire des abattoirs parisiens (La Villette). La gare fut une place incontournable dans l'histoire local de ce conflit, le lieu de départ des soldats dyonisiens mobilisés et pour certains le point de non-retour.

 

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